lundi 16 juillet 2012

Je travaille même en vacances

Je suis sur les bords de la mer Noire depuis trois jours et j'ai déjà passé déjà trois après-midi derrière mon pc à avancer mes projets ou mes bêtas ! Je dois dire qu'avoir un compagnon de voyage aussi sérieux qu'est le mien aide beaucoup. Mes journées suivent le rythme des baignades, des lectures et des séances de travail dans les terrasses en bord de mer et j'en suis enchantée. Je dois dire que ça fait longtemps que je n'ai pas été aussi sérieuse.


Au programme pour la semaine qui vient :

* Terminer la relecture de Mary's Blues de Marie-Anne Cleden (fait, aujourd'hui même).

* Finir ma nouvelle, Infiltrer le silence, pour l'AT différence de Griffe d'Encre (nouvelle qui se déroule dans un univers de fantasy très classique que j'affectionne beaucoup).

* Reprendre le plan de Johannes (parce que j'ai oublié le carnet Johannes en France -_-').

* Chroniquer les derniers livres lus et avancer dans mes lectures.

* Commencer à bêta-lire la novella de mon compagnon de voyage sinon il va encore râler ^^

Parallèlement à ça, je continue de suivre les 20 min d'écriture par semaine de Lionel Davoust (et je m'y mets encore à la dernière minute). Cette semaine, l'exercice tournait autour des personnages. Voici les thématiques proposées :

o Génie méconnu
o Adulé de tous
o Rêveur insatiable
o Frustré sans savoir pourquoi
o Amoureux transi
o Petit mais costaud
o Ambitieux sans scrupules
o Efficace mais effacé
o Angoissé perpétuel
o Gentil incompris
J'ai choisi 'Adulé de tous' et j'ai brossé le portrait d'Ajhilan, le personnage principal d'Infiltrer le silence. Son portrait fait un peu moins de 4000sec et, là encore, faire cet exercice m'a aidé à mieux comprendre mon personnage, à mieux cerner ses motivations. Bref, je suis très contente d'avoir réussi à trouver un moyen pour me permettre de réfléchir sur mes textes sans partir dans tous les sens.

samedi 14 juillet 2012

Quel pokémon es-tu ? (3)



Acte #12 – Pour quelle histoire estimes-tu que tu as créé le meilleur univers ?
C'est assez compliqué. J'aime beaucoup l'univers de Telda même si archicliché et honteusement pompé sur la Belgariade d'Eddings en matière de royaumes. Je lui trouve un charme étrange, comme souvent en fantasy, j'aime être transportée dans son univers, marcher dans ses forêts, découvrir ses villes et leurs détours, les coutumes, etc. En fait, ce que j'aime dans cet univers et ce que j'aime dans les univers de fantasy : son côté grandiose.

À côté de Telda, il y a aussi un autre univers, toujours classique, que j'effleure doucement du bout des touches : celui de "Leurs ombres dans le soleil", une courte nouvelle qui mêle ambiance de boîte de nuit, mythologie grecque et dérision.

Acte #13 – Quelle est la culture, réelle ou fictive, au sujet de laquelle tu préfères écrire ?
Je ne sais pas si on peut parler de culture, je dirais plutôt que l'atmosphère qui se dégage de la Roumanie et de Bucarest plus particulièrement, me donnent plus de matière. J'aime les images et la mentalité des personnages qui y vivent et que je mets en scène par la suite. Bucarest est une source perpétuelle d'inspiration pour moi.

Acte #14 – Comment établis-tu le plan de tes lieux lorsqu'il faut le faire ? Montre-nous des exemples !
Je ne comprends pas très bien la question alors, je vais répondre comme je le sens : je vais rarement des plans de lieux parce que je n'aime pas faire de descriptions purement visuelles par contre, j'aime bien dessiner des cartes pour mieux m'immerger dans l'univers que je crée. Pour Telda (la seule fois que j'ai créé une carte d'ailleurs), j'ai surtout utilisé la carte pour visualiser les chemins, les paysages et les personnages qui les parcourent.

Acte #15 - Petite question à mi-parcours : parle-nous d'un auteur que tu admires, qu'il soit professionnel ou amateur.
Arf, par où commencer. Il y a tellement d'auteurs que j'admire pour plein de raisons différentes. Bon un je donne un exemple pour chaque catégorie alors : pour l'auteur professionnel, je ne vais pas être originale en citant Francis Berthelot. C'est mon gros coup de cœur de l'année dernière. J'aime la sensibilité de son écriture, la précision de son style, la poésie de ses phrases. J'admire sa manière de raconter une histoire. Récemment j'ai lu la petite nouvelle qu'il a publiée dans l'anthologie Air d'ActuSF et, à la fin, je n'avais qu'une seule envie : que l'histoire se poursuive encore pour mieux connaître cet univers à peine effleuré.

Du côté des amateurs, j'aimerais vous parler d'Olivier Caruso. Les personnes qui me connaissent savent que je ne suis pas totalement partiale mais je pense sincèrement que ses nouvelles valent la peine d'être lues. Il y a un je-ne-sais-quoi dans son style, dans ses phrases brèves, parfois hallucinées, parfois tordues, souvent poétiques, qui rendent ses histoires émouvantes. Et je pense qu'il ira loin (je sais qu'il ira loin, plus qu'à le motiver et le booster alors, Olivier, si tu passes par là, tu arrêtes de traîner sur le net et tu vas écrire !).

Acte #16 – Y a-t-il des histoires romantiques dans tes textes ?


Malgré ce qu'on peut penser, oui, il y en a. Pour moi, l'amour est au cœur de toute intrigue, qu'il soit romantique, filial, amical… Après, rien ne dit qu'il doit être victorieux ou heureux.

Comment les gères-tu, et jusqu'où pousses-tu la relation entre les amoureux ?
J'aime les histoires tragiques, sur tous les plans. Du coup, mes romances sont souvent mises à mal, déçues, jusqu'à rendre mes personnages désabusés. Grâce aux fanfics, j'ai développé une attirance pour l'UST (Unresolved Sexual Tension) et j'aime travailler sur ce point. J'aime suggérer plus que montrer, je trouve que ça donne un côté plus intense à une relation (cependant, je ne dis pas non à une scène érotique ça et là, ces petits plaisirs-là doivent aussi s'entretenir ^^).

mercredi 11 juillet 2012

Premier jour à Bucarest.

Premier jour à Bucarest. Cette nuit, la chaleur a été à peine supportable mais quand on se couche à 3h du matin, on se moque des températures du moment qu'on a un matelas et un oreiller confortable.

En bons accros à nos PC, mon compagnon de voyage et moi-même sommes sortis faire un tour, munis de nos précieux amis (au cas où on trouverait un coin sympa pour écrire (je crois que mon oncle et ma tante nous ont pris pour des fous)). Et si je prends la peine de faire cette courte note, c'est pour parler du petit coin sympa sur lequel nous sommes tombés : perdu dans le plus grand parc de Bucarest (Bucarest à tout plein de défauts mais ses parcs sont tout simplement superbes), à côté du lac, se trouve un petit bar à cocktails à ciel presque ouvert qui se nomme The Library/La biblioteca. Un signe du destin (et puis, nous avons craqué sur le décor) alors, ni une ni deux, on décide de s'y poser.

Au plafond, des étagères ornées de livres, tout autour de la terrasse, des balançoires, des chaises et des petites tables en osier et, en fond sonore, une reprise punchy de Killing me softly. Bref, l'endroit idéale pour écrire quelques lignes en sirotant un cocktail gingembre/citron vert/sirop de grenadine/menthe (et je ne vous parle pas du petit courant d'air plus qu'agréable en cet après-midi caniculaire)(là c'est une reprise de YMCA chanté par une femme à la voix digne de Marylin (je veux emporter ce coin à Paris !)).





lundi 9 juillet 2012

Vacances

Comme le titre l'indique, je pars aujourd'hui et pour trois semaines, en vacances en Roumanie. L'avion décolle à 18h50 de Paris pour atterrir à 22h45 à Bucarest.

Je vous épargne le blabla sur mon pays que je n'ai pas revu depuis sept ans, sur la famille qui est là-bas et tout ça parce que ce n'est pas très important. Par contre, je vais tenter d'écrire un ou deux articles pour donner mes impressions sur les changements survenus durant mon absence.

La Roumanie a toujours été une source d'inspiration, sa pauvreté, ses mendiants, ses chiens errants ont, à mes yeux, un aspect superbe. C'est un beau pays de par ce qu'il dégage, j'ai vraiment hâte d'y retourner maintenant que je réfléchis à ça.

Mais je n'y vais pas que pour revoir ma famille, visiter et bronzer sur la plage (et pas que sur la plage, ils annoncent plus de 30° un peu partout où je serai), je vais aussi profiter de ce voyage pour lire tout plein et pour écrire aussi. Au programme, avancer Johannes d'environ 50k sec, corriger ma nouvelle pour l'AT Différences de Griffe d'Encre et essayer de corriger au moins une autre des nouvelles qui traînent dans mes placards.

Côté lectures, à part deux manuels de grammaire que j'embarque pour travailler mes rattrapages, j'aurai avec moi :

Les gentlemen de l'étrange d'Estelle Valls de Gomis chez BlackBook Éditions (trouvé un peu au hasard et pris quand même, j'avais peur d'être déçue mais j'ai été rapidement rassurée par la première nouvelle/chapitre).

L'anthologie Malpertuis III des éditions Malpertuis (avec une nouvelle de Céclie Duquenne que j'avais beaucoup aimé lors de son passage sur la mare).






Les Créateurs de Thomas Geha, aux éditions Critic, qui traîne dans ma bibliothèque depuis trop longtemps déjà.


Fissures de Jess Kaan et Le destin des Morts de Jean-Pierre Favard les deux aux éditions Lokomodo (que mon côté étudiante fauchée remercie pour leurs recueils de qualité au format poche).







dimanche 8 juillet 2012

J'ai testé les 20 min d'écriture via déclencheurs.

Ça y est, j'ai enfin pris le temps de me consacrer au défi motivation de Lionel Davoust dont je parlais dans l'article précédent (j'ai pris mon temps mais c'est pour la bonne cause, j'ai avancé mon mi-nano de juillet en parallèle (mais je reviendrai sur cette info)).

J'ai choisi ma musique pour tenir 22 min exactement et me voilà lancée !

Pour le choix du thème, j'ai pris celui qui m'inspirait le plus :
  • Aux portes de la mort.
J'ai commencé par 5 min de réflexion avant d'écrire pour être certaine de la direction que je voulais donner à mon texte. En ce moment, je réfléchis à l'appel lancé par WeLoveWords intitulé Le festin cru, ces 20 minutes d'écriture m'ont permis d'avancer dans mes recherches sur les personnages et sur le lieu. J'ai écrit une courte scène d'un peu moins de 2500 sec qui, en l'état, ne sera pas exploitable pour le texte final mais qui m'a aidé à visualiser un peu plus les personnages, les lieux, l'atmosphère. Je vous poste un très court extrait histoire de prouver que je ne fais pas que glander et préparer mes bagages :

Les peupliers noirs longent l'allée qui mène aux portes du manoir. Emily, la tête collée à la vitre, retrouve, dans son esprit, les pages de l'herbier qu'elle a réalisé gamine. Derrière le volant, Anna soupire pour la énième fois. La voiture s'arrête devant de larges grilles en fer sombre et aux arabesques étranges. Les yeux bleus d'Emily brillent d'excitation :
— Tu veux bien appuyer sur l'interphone.

— Tu ne veux pas faire demi-tour et aller voir l'expo de Romain ? Je trouve ce lieu sinistre. Je me demande encore comment tu m'as convaincue.

— On a déjà vu l'expo de Romain trois fois la semaine dernière. Et puis, c'est le temps qui te donne cette impression, ils ont annoncé des orages durant la nuit.


Parallèlement à ça, je participe régulièrement à des wordswar entre grenouilles du forum Cocyclics et je trouve que les deux exercices se complètent très bien. L'écriture via déclencheurs me permets de faire un travail préliminaire : je ne cherche pas à avancer un projet, juste à écrire des extraits qui me permettent de mieux comprendre et mon écriture et le texte qui y est lié. Les WW sont là pour me faire avancer sur un texte. Durant 15 min, mon but n'est pas d'écrire le plus de mots possible (comme il faudrait le faire dans le cadre d'une vraie WW), juste d'augmenter mon texte et, pour l'instant, ça marche pas mal puisque j'ai déjà terminé une nouvelle (à travailler mais le squelette est là).
Bref, j'ai hâte d'être demain pour voir ce que nous à concocter Lionel Davoust et je pense continuer à suivre son défi motivation le plus possible, c'est une excellente expérience.

lundi 2 juillet 2012

De l'écriture avant toute chose et pour cela préférez les vingt minutes

Le blog de Pénélope Chester est toujours plein de bonnes choses, une citation, une réflexion, des nouvelles des ses avancées, des liens toujours utiles, etc. C'est un de ces liens qui a attiré mon attention et dont je vais parler aujourd'hui.
Dans son dernier article, elle évoquait la nouvelle initiative lancée par Lionel Davoust  (auteur, novelliste, anthologiste, blogeur plein de bons conseils et amateur d'orques (pas les méchants à grosses dents du SdA mais les gentils gros cétacés noirs et blancs qui mangent des phoques (d'un coup, ils deviennent un peu moins gentils))) : mettre en place une opération motivation autour de l'écriture.

Le principe ? Il ressemble un peu aux word war du nano (sans la notion de quantité) : prendre vingt minutes dans la semaine pour écrire et ne rien faire d'autre que ça.

Le plus ? Chaque lundi sur son blog, Lionel Davoust proposera un petit exercice pour se lancer, se donner un but, une scène à écrire et peut-être qu'au bout de ces vingt minutes, vous ne voudrez plus vous arrêter.

On est lundi aujourd'hui, n'hésitez pas à passer faire un tour sur son blog pour voir ce que vous a préparé Lionel.

jeudi 28 juin 2012

La Maison de Londres

J'ai été agréablement surprise de constater que ma bibliothèque chérie (si vous êtes parisiens, faites-y un tour le rayon SFFF est topissime) possédait dans son catalogue La Maison de Londres de Lydie Blaizot. Du coup, j'en ai profité pour l'emprunter après avoir lu les nombreuses bonnes critiques sur le net. J'avoue ne pas être amatrice de ce genre de roman et ce texte ne fait malheureusement pas exception. Mais, avant de passer à la chronique, une petite présentation de l'objet :


Titre : La Maison de Londres


Auteur : Lydie Blaizot

Éditeur : Les éditions du Petit Caveau.

Nombre de pages : 356.

Prix : 18,90

Quatrième de couverture : Londres, 1895. Ruppert Haversham, Arthur Ruteford et Hubert Michel, trois vampires aux caractères aussi différents que marqués, tentent de vivre normalement malgré la malédiction dont ils s'estiment victimes.
Affiliés à la très puissante Maison de Londres, ils se retrouvent chargés de l'éducation d'un nouveau collègue, Donald Crump.
Ce dernier se réserve être une véritable calamité qui va mettre en péril l'organisation dont il est censé faire partie. Par sa faute, la guerre avec la Maison de Cardiff prend des proportions alarmantes et ses camarades sont contraints de rattraper ses bêtises.
Leurs pérégrinations vont les mener de Londres à Upper Plot, un village qui semble recéler la clé de leur problème... et même peut-être davantage.

Mon avis :

Comme je le dis dans le questionnaire "Quel Pokémon es-tu ?", je suis le genre de lectrice à privilégier le style à l'intrigue. Si je trouve que le style ne va pas, la meilleure des intrigues ne parviendra pas à me donner une bonne opinion du livre. C'est ce qui s'est passé avec La Maison de Londres. Dès le début, j'ai trouvé la manière de présenter les personnages intéressante mais un peu trop surfaite, trop artificielle, du coup, j'ai vraiment eu du mal à m'attacher à eux.
L'autre point : l'humour. J'ai trouvé que les personnages se prenaient trop au sérieux dans leurs piques pour qu'elles fassent mouche sur moi, du coup, je ne savais pas si l'humour était assumé ou non.
L'intrigue, de son côté est intéressante et les rebondissements multiples (j'ai lu le roman en deux jours c'est dire s'il va vite) mais, en le reposant, je me suis aperçue que rien ne m'avait vraiment marqué en bien à part le nom que je n'arrive toujours pas à lire correctement du chef des vampires.

Je pense que les personnages auraient tous pu me plaire s'il n'y avait pas de 'mais' derrière chacun d'eux (Ruppert m'agace à citer Shakespeare, comme s'il s'agissait du summum du chic (si je commençais à citer tous les poètes que je connais, mes amis me traiteraient de frimeuse et ils auraient raison) Arthur me plaisait jusqu'à ce qu'il devienne incohérent, à mes yeux, face aux jolies boucles de sa petite fille (qui est vraiment trop Mary-Suesque à mes yeux) et Hubert m'a semblé vraiment trop mou même s'il se rattrape sur la fin). J'ai trouvé qu'Ann était trop stéréotypée dans le rôle de la bibliophile amoureuse d'un vampire qui accepte son statut sans s'en étonner plus que ça. Bref, la rencontre ne s'est vraiment pas faite et ça confirme mon aversion du genre, dommage.

mercredi 27 juin 2012

Suite de "Quel pokémon es-tu ?"





Et voilà la suite du questionnaire.

Acte #06 – Où te sens-tu le mieux pour écrire ? À quel créneau horaire ? Ordinateur ou bon vieux stylo et papier ?
N'importe où, en matinée de préférence, enfermée dans une bulle de musique (n'importe laquelle du moment qu'elle me coupe du monde qui m'entoure). Pour écrire, je préfère l'ordinateur, j'ai de plus en plus de mal à écrire sur papier par contre j'ai besoin de feuilles ou carnets pour préparer mes textes, en tracer les grandes lignes, cerner les personnages… j'ai un nombre incalculable de carnets d'ailleurs, pour y écrire des choses utiles ou non (souvent non en fait). Tant que je n'ai pas mis mes idées sur papier, je n'arrive pas à l'écrire.

D'ailleurs, le dernier carnet en date, acheté la semaine dernière : il est beauuuu !

Acte #07 – Écoutes-tu de la musique pendant que tu écris ? Quel genre ?

Oui. Beaucoup, ça m'enferme. Le genre en lui-même n'est pas important du moment que je ne ressens pas le besoin d'écouter les paroles. J'écoute toujours la même playlist, un mélange de rock, de jazz et de pop-rock, un truc entraînant qui peut me permettre de me laisser guider par le rythme lorsque j'écris. En ce moment, par exemple, j'écoute en boucle Iron et Run boy run de Woodkid, j'aime les ambiances et la tension dans le rythme.

Acte #08 – Quel est ton genre préféré en écriture ? Et en lecture ?
En lecture, j'aime les textes sombres, les ambiances, le style travaillé presque à l'excès. Je n'ai pas besoin de beaucoup de péripéties ni d'action. En écriture, j'aime le fantastique tordu, malsain, les relations compliquées. Comme dans mes lectures, j'ai tendance à exagérer l'importance des ambiances au détriment des informations ou de l'action ce qui rend mes textes soit incompréhensibles soit trop lents (mais je les aime bien comme ça).

Acte #09 – Comment trouves-tu l'inspiration pour tes personnages ? Explique comment tu procèdes pour les créer. Ils viennent comme le titre, tous seuls ou presque. Je ne me pose jamais la question 'Est-ce qu'il me faut un nouveau personnage ? Comment il sera ? Que fera-t-il ?' Comme j'ai tendance à avoir l'intrigue déjà dessinée dans ma tête, il y a peu de personnages qui parviennent à me surprendre, mais ça leur arrive (par exemple, dans Vlad, le frère de Mehmet ne devait être qu'entre aperçu et finalement, il deviendra central dans les trois premiers chapitres).

Je ne sais pas si ça me dessert ou non, mais mes personnages me semblent tellement évidents que j'ai du mal à les décrire par la suite, aucune description ne me semble naturelle, fluide ou assez proche de ce que je veux.

Acte # 10 – Quelles sont les situations les plus étranges ou farfelues dans lesquelles tes personnages se sont retrouvés ?
Je ne pense pas avoir des situations si étranges ou farfelues que ça. Puisque j'écris essentiellement des ambiances, les situations dans lesquelles se retrouvent mes personnages sont rarement novatrices ou surprenantes (bon j'ai un personnage qui se coud un bébé sur le ventre, ça doit être la scène la plus étrange que j'ai écrite). En ce moment, je tente de reprendre doucement l'écriture (chose que j'avais abandonnée il y a un moment à cause d'un trop-plein de travail) et j'admire les personnes qui ont des idées surprenantes, innovantes, qui donnent envie de connaître l'univers entier pour un simple détail.

Acte 11# – Quel est le personnage que tu préfères mettre en scène ? Quel est le personnage que tu aimes le moins ?
Pour la première question, Vlad, sans hésitation. J'aime ce personnage, ses troubles, sa manière de penser, d'agir, de réfléchir, de tirer des plans sur la comète. J'ai hâte de le faire évoluer, grandir, de le faire rouler dans la boue, de mettre en avant ses échecs, ses doutes, ses colères. Bref, j'aime vraiment toutes les possibilités qu'il m'offre, toutes les émotions qu'il dégage. C'est comme une poupée qui n'a qu'une envie : que vous la preniez pour jouer avec elle.
Pour la seconde question, je reste dans l'univers de Vlad : le personnage que j'aime le moins mettre en scène c'est Radu, le petit frère de Vlad. Pas que je l'aime pas, plutôt parce que je l'aime beaucoup et qu'il possède encore des coins sombres que je ne cerne pas. C'est un personnage avec un vrai bon fond, même s'il n'est pas gentil pour autant et c'est ce qui me le rend difficile à comprendre et donc à mettre en scène.

dimanche 24 juin 2012

Les 5e rencontres de l'imaginaire du club Présences d'Esprits



Hier avaient lieu les 5ème rencontres du Club Présences d'Esprits (comme le titre de l'article l'indique) et (comme c'est étrange puisque je fais un article dessus), j'y ai fait un petit saut.

J'ai découvert ce petit rendez-vous l'année dernière et j'en ai apprécié la dimension très intime (trop peut-être pour certains) aux côtés des grenouilles de Cocyclics qui avaient un petit stand à l'époque. Cette année, pas de stand en vu mais toujours les mêmes organisateurs accueillants, les auteurs et éditeurs, peu nombreux certes mais toujours disponibles pour discuter.

La petite taille du lieu fait qu'on en fait rapidement le tour et on peut alors prendre le temps de parler avec les personnes présentes, retrouver des amis et assister à une vente aux enchères de livres, BD, DVD, VHS même, affiches, jouets et autres objets divers et variés.

Pressée par le temps, je ne suis restée qu'une petite heure et demie cette année. Assez cependant pour assister à la remise des prix du Prix Merlin et du concours Vision du Futur. Bravo aux lauréats et aux participants !

Le palmarès du prix visions du futur :
1er prix : "Furie Furry", de Dvb
2ème prix : "Les racines chantantes d'Icarie", de Julie Conseil
3ème prix : "De spiritiS", de Tesha Garisaki
Accessit publié : "Poussières d'étoiles", de Laurent Copet

Les gagnants du prix Merlin :

Dans la catégorie Roman, il s'agit de Georgia Caldera pour Les Larmes rouges, éditions du Chat Noir.

Et dans la catégorie Nouvelle, c'est Romain Billot qui remporte ce prix, pour "Le Visage du démon"
dans Le Codex Atlanticus, tome 20, aux éditions la Clef d'argent.
Vous pouvez également participer à une loterie livresque que le club organise sur bon nombre de ses stands. J'y ai gagné Treize contes étranges de Vincent Ravalec.

Je suis également repartie de là avec deux livres (dédicacés, s'il vous plaît) :

La pucelle et le démon de Benedict Taffin chez Asgard et Nous sommes des monstres de Jérémi Sauvage aux éditions Malpertuis. 





Et la gentille Macalys m'a offert un Batman et un Épouvantail miniature (encore merci <3 ).
Bref, ce fut un saut court mais très chouette ! J'ai hâte de remettre ça l'année prochaine et de rester un peu plus longtemps.